|
|
Page
précédente - 1/4 - Page
suivante |
|
|
|
|
 |
Fiche pays: France |
 |
France :
hymne |
 |
Drapeau
de la République française |
 |
Cartes: Europe
: États, Europe
: États, carte générale, France,
France
: carte générale, France
: régions et départements |
 |
Statistiques météorologiques: Ajaccio,
Biarritz,
Bordeaux,
Bourges,
Brest,
Cayenne,
Chamonix,
Cherbourg,
Clermont-Ferrand,
Dijon,
Embrun,
Fort-de-France,
Grenoble,
Le
Raizet, Lille,
Limoges,
Lyon,
Marseille,
Mont
Aigoual, Montélimar,
Mouthe,
Nancy,
Nantes,
Nice,
Nîmes,
Nouméa,
Orléans,
Papeete,
Paris,
Pau,
Perpignan,
Reims,
Rennes,
Rodez,
Strasbourg,
Tignes,
Toulouse,
Tours |
 |
Les
100 premières villes françaises, Population
des départements français, Population
des régions françaises, Régions
et départements français, Départements
et territoires d'Outre-Mer |
 |
Thèmes
associés |
 |
Voir
aussi ... |
|
| |
| Pointe hexagonale de la
«presqu'île européenne», la France a joué un rôle historique qui peut
paraître aujourd'hui disproportionné par rapport à son étendue
territoriale et à son importance démographique. En réalité, la France, qui
est toujours l'État le plus étendu d'Europe après la Russie et l'Ukraine,
fut jusqu'au XIXe siècle le pays le plus peuplé du continent,
Russie exceptée. Surtout, la pensée française, issue des Lumières et de la
Révolution, a fait le tour de la planète, au point d'être promue au rang
de modèle. L'influence séculaire de la France vient de ce qu'elle s'est
pensée très tôt en termes d'unité et de mission. Pendant près de mille
ans, les rois ont été de tenaces rassembleurs de peuples et de provinces,
et ont engagé le processus de centralisation que la Révolution et l'Empire
ont parachevé dans les frontières ressenties comme «naturelles». D'autre
part, «fille aînée de l'Église» puis «terre des droits de l'homme», la
France, des croisades à la levée en masse de 1792 et à la «guerre du
droit», s'est crue investie de la charge d'imposer une vision du monde.
Même si, de la chrétienté à la liberté, la réalité ne coïncide pas
toujours avec cette belle image d'Épinal, il demeure qu'à l'orée
du IIIe millénaire, et dans un univers politiquement et
culturellement éclaté, l'un des atouts les plus forts de la France reste
d'être une conscience. C'est en se fondant sur cette image que la France
s'efforce de construire une nouvelle organisation européenne et de définir
un nouveau mode de relations entre les peuples d'un monde en totale
mutation. |
|
|
Géographie physique
Plusieurs données générales permettent de caractériser le territoire
français, qui s'étend sur environ 1 000 km du nord au sud et autant d'ouest en
est, pour une superficie totale de 544 435 km2 (sans les DOM). Le pays
occupe des latitudes moyennes (entre les 51e et 42e
parallèles, Corse comprise), ce qui lui permet de bénéficier d'un climat
tempéré et de quatre saisons bien individualisées. L'Hexagone dispose
d'une quadruple façade maritime, sur la Méditerranée, l'Atlantique, la
Manche et la mer du Nord. Il est, par sa géologie, au contact des deux
grands domaines européens: hercynien au nord, alpin au sud. Au
Quaternaire, le territoire, qui ne fut pas recouvert par la grande calotte
glaciaire de l'Europe du Nord, connut une importante glaciation dans
toutes ses montagnes et un régime périglaciaire dans ses plaines, dont le
modelé actuel porte l'empreinte. |
|
|
Relief
Lors d'une première grande phase orogénique, de -
380 à - 250 millions d'années, s'est mis en place un matériel d'âge
hercynien, formé de couches sédimentaires primaires, de granites et de
roches métamorphiques. On trouve les éléments de cette ossature – déjà usée et aplanie au début du Secondaire – le long d'un grand «V» qui joint la pointe de la
Bretagne au sud du Massif central et remonte jusqu'à l'Alsace. Mais les
chaînes hercyniennes s'avançaient autrefois bien plus au sud: la zone
axiale des Pyrénées, les Maures et la Corse en sont des vestiges. Entre
les socles anciens rabotés, mais restés plus ou moins émergés,
s'étendaient à l'ère secondaire des cuvettes où les mers ont déposé des
sédiments variés (sables, argiles, calcaires). Échappant aux plissements
ultérieurs, ces couches ont été peu déformées.
|
|
|
L'ère Tertiaire représente, pour la configuration du territoire
français, une étape décisive. L'ensemble formé par les socles anciens et
les bassins sédimentaires, sur la bordure de la plaque européenne, a été
heurté par deux petites plaques méridionales: la plaque ibérique et la
plaque insubrienne (Italie du Nord). Tandis que la compression des
sédiments marins accumulés à leur intersection donne naissance aux
Pyrénées et au système alpin, le vieux bâti hercynien se fissure
profondément, ouvrant les grands fossés méridiens d'Alsace, des plaines de
la Saône, de la vallée du Rhône et de Limagne. Des massifs de surrection
hercynienne comme le Massif central ou les Vosges sont vigoureusement
redressés, alors que d'autres, comme le Massif armoricain, restent à une
altitude modérée. Toute la Méditerranée occidentale s'effondre en ouvrant
le couloir languedocien au sud des Cévennes, et en ne laissant plus
subsister que quelques débris d'un ancien continent «tyrrhénien»
(Corse). |
|
|
Le relief qui résulte de cette histoire géologique est assez équilibré.
Bien individualisées, les montagnes, qui dominent dans la moitié sud-est
de la France, appartiennent à deux grandes familles. |
|
|
Les montagnes jeunes
Les Pyrénées, un peu plus âgées que les Alpes,
forment une barrière longitudinale élevée et massive, culminant à 3 298 m à la frontière franco-espagnole
(Vignemale); on ne peut aisément la franchir qu'à ses deux extrémités.
Autre massif en position frontalière, les Alpes, plus diversifiées, plus
jeunes et plus hautes (4 808 m au mont
Blanc), couvrent une superficie plus étendue (35 000 km2, contre 17 000 km2 pour les Pyrénées). De
Chamonix à Gap, un sillon alpin, grosso modo de direction
méridienne, sépare les Préalpes sédimentaires des hauts massifs internes
constitués de roches métamorphiques et éruptives. Au sud de Gap, l'espace
occupé par les massifs internes se réduit, les Préalpes s'étalent
largement, et le sillon alpin disparaît, remplacé par la vallée méridienne
de la Durance. Le Jura, qui pointe sa plus haute cime à 1 718 m (crêt de la Neige), se présente comme
une excroissance des Préalpes du Nord, auxquelles sa partie méridionale le
soude; ses points les plus élevés sont localisés sur la frontière suisse.
La Corse (2 706 m au monte Cinto), qui
a connu un soulèvement tertiaire très énergique, peut être considérée
comme une montagne jeune, malgré l'importance des roches anciennes dans le
substratum. |
|
|
Les massifs anciens
Les domaines hercyniens, qui sont restés en bordure des chaînes
alpines, n'en ont pas moins subi un puissant relèvement au Tertiaire. Les
plissements anciens n'y jouent plus aucun rôle. Seules les grandes failles
récentes sont responsables de la vigueur du relief. Les massifs hercyniens
présentent de remarquables contrastes entre leurs vallées encaissées en
gorges et la topographie de plateau d'interfluves encore marqués par
l'aplanissement ancien. |
|
|
Le Massif central, le plus étendu d'entre eux, couvre 15 % du
territoire français. Ensemble de hautes terres assez variées, il culmine à
1 885 m au puy de Sancy. Le socle
ancien est plus élevé au sud et à l'est qu'au nord-ouest. Les principaux
contrastes tiennent à l'incidence du volcanisme tertiaire: s'il n'a que
modérément influencé les plateaux de la partie sud-est, il a édifié à
l'ouest les deux grands appareils du Mont-Dore et du Cantal. En outre,
cette région englobe dans sa partie méridionale des terrains sédimentaires
secondaires: ce sont les Causses, hauts plateaux calcaires connus pour la
netteté de leurs formes karstiques. |
|
|
Dans la France du Nord-Est, le petit massif ancien des Vosges est
remarquable par sa double dissymétrie: les altitudes les plus élevées sont
méridionales et le versant alsacien est plus vigoureux que son homologue
lorrain. Pour sa part, l'Ardenne n'est qu'un plateau faiblement sculpté
par l'érosion qui tient surtout du climat son caractère de
montagne. |
|
|
Les bassins
Malgré l'imposante ossature montagneuse, les régions basses dominent.
Deux bassins sédimentaires occupent les deux cinquièmes du
territoire. |
|
|
Le Bassin parisien (140 000 km2, soit le quart du
territoire) est une région de plaines et de plateaux que se partagent les
réseaux hydrographiques de la Seine et de la Loire. C'est en Lorraine, en
Champagne et en Bourgogne que les dénivellations sont les plus marquées:
l'alternance de couches dures et tendres, qui sont relevées vers les
massifs de la bordure orientale, donne naissance à plusieurs ceintures de
reliefs de côtes (cuestas). Au sud de la Loire, ces mêmes côtes manquent
d'énergie, phénomène imputable à la présence de sables d'âge tertiaire
venus du Massif central pour s'étaler dans le Bourbonnais, la Sologne et
la Brenne. À l'ouest, les horizons sont plus monotones, et les vallées
plus faiblement entaillées. Au nord (Picardie, haute Normandie) s'étendent
de majestueux plateaux de craie, nappés de limons et tranchés de vallées
humides. Les collines d'Artois, qui s'élèvent jusqu'à 200 m, forment
une séparation peu élevée avec le bassin sédimentaire flamand, lequel se
prolonge en Belgique. Plateaux calcaires, buttes de sable et de grès,
vallées encaissées forment le décor de la région parisienne. |
|
|
Le Bassin aquitain (80 000 km2), principalement drainé
par la Garonne, présente un dispositif comparable. Les reliefs de côtes
s'y individualisent dans la moitié septentrionale, où affleurent les
calcaires crétacés et jurassiques (Charentes, Périgord, Quercy). Il n'en
va pas de même au sud de la Garonne, où la molasse tertiaire donne des
paysages de collines, de plateaux et de buttes. La vaste plaine des Landes
est pour sa part ennoyée sous des sables quaternaires. |
|
|
À ne considérer que la géologie, on pourrait identifier l'Ouest
armoricain (65 000 km2) aux
autres socles anciens. Mais le soulèvement y a été plus faible: le Bocage
normand dresse sa plus haute colline à 417 m (les Avaloirs) à l'est,
et les monts d'Arrée culminent à 384 m (roc'h Trévezel) à l'extrême
ouest. Les altitudes moyennes (104 m) y sont modérées. Le paysage est
celui de bas plateaux, dominés par quelques collines, creusés de petites
cuvettes et burinés par un système de vallées divergentes. |
|
|
Dans la moitié orientale du pays, les plaines occupent une moindre
place. Entre les chaînes alpines et les massifs hercyniens s'est
individualisé un couloir continu – axe majeur
pour la circulation entre le Rhin et la Méditerranée – constitué d'un chapelet de dépressions: Alsace,
plaine de la Saône, bassins du Rhône moyen, plaines du bas Rhône,
Languedoc. |
|
|
Climat
Le climat de la France est tempéré si l'on considère les températures
moyennes, juste milieu entre le froid polaire et la chaleur tropicale. Les
précipitations sont modérées et généralement bien réparties dans l'année.
Ces caractères n'empêchent pourtant pas certaines situations extrêmes,
vagues de froid ou périodes de sécheresse. |
|
|
L'influence océanique
Forte le long du littoral occidental, l'influence océanique pénètre
aisément à l'intérieur des bassins sédimentaires. Elle se traduit par la
modération des contrastes thermiques: les hivers sont adoucis, et les étés
rafraîchis. La fréquence des perturbations de secteur ouest entraîne des
pluies abondantes, réparties sur un grand nombre de jours; leur maximum
intervient en saison froide. Elles affectent, parfois violemment, le
littoral occidental et les reliefs de collines et de plateaux, tandis que
les fonds de cuvette connaissent un régime plus sec. Une position plus
méridionale ou la proximité maritime entraînent des températures
hivernales agréables et un moindre nombre de jours de gel: l'Aquitaine et
la pointe de la Bretagne connaissent des conditions plus clémentes que le
Nord ou la Normandie. |
|
|
La dégradation continentale
Les caractères océaniques du climat, même s'ils restent dominants,
s'atténuent vers l'est. L'amplitude thermique devient plus forte (15 ‘C à
Paris, 17 ‘C à Nancy). Les hivers sont plus rudes, les chutes de neige et
les gelées plus fréquentes; les étés, en revanche, sont plus chauds. Le
maximum des précipitations tend à se déplacer vers la saison chaude,
phénomène imputable à la fréquence de situations orageuses. Cette
dégradation est largement atténuée dans la partie orientale du Bassin
parisien, dont les reliefs sont très arrosés. |
|
|
Le caractère continental s'accuse davantage dans les fossés
d'effondrement de l'est de la France: leur climat d'abri, assez sec, est
caractérisé par de fortes amplitudes thermiques (de 18 à 19 ‘C à
Strasbourg et à Lyon). |
|
|
L'étagement montagnard
Au-dessus de 400-500 m, les caractères montagnards l'emportent,
sans pour autant modifier les régimes pluviométriques, assez semblables à
ceux de la région considérée. La rigueur du froid hivernal et
l'augmentation des précipitations, dont une partie de plus en plus
importante, à mesure que l'on s'élève, tombe sous forme de neige,
constituent le second trait propre à ces régions. |
|
|
Le nombre de jours de gel, l'épaisseur et la durée du manteau neigeux
sont les caractéristiques les plus visibles de ces climats, qui diffèrent
également de ceux des plaines par leur grande variabilité spatiale: les
contrastes d'exposition jouent aussi bien à l'échelle régionale que
localement. Ils permettent, en particulier, d'opposer les bordures
occidentales humides des Alpes, du Massif central et des Pyrénées aux
parties orientales, plus ensoleillées, de ces mêmes régions
montagneuses. |
|
|
Le domaine méditerranéen
Le climat méditerranéen n'intéresse qu'une bande, profonde de 50 à
100 km, en bordure du littoral méridional: ses influences s'arrêtent
aux montagnes – qui sont des frontières
climatiques –, et ne pénètrent vraiment vers le
nord qu'à la faveur des vallées du Rhône et de la Durance. Ce climat est
d'abord caractérisé par une sécheresse estivale de deux à quatre mois.
Bien qu'aussi abondantes qu'ailleurs, les pluies sont plus concentrées
dans le temps: moins de 100 jours par an généralement. En raison de la
latitude et du très lent refroidissement des eaux méditerranéennes,
l'hiver se caractérise par sa douceur. Lumineux et agréable, le climat du
midi de la France connaît aussi des excès: les vents soufflant de
l'intérieur, comme le mistral dans la vallée du Rhône ou le cers en
Languedoc, refroidissent les températures et peuvent accentuer les
sécheresses.
|
|
|
Hydrographie
La répartition des fleuves français est conditionnée par le relief
et l'histoire géologique. Ainsi la Seine draine-t-elle la majeure partie
du Bassin parisien, alors que la Loire, qui la rejoignait encore près de
Paris au début du Quaternaire, a constitué un réseau indépendant. Comme la
Seine, la Garonne rassemble dans sa gouttière centrale la plus grande
partie des eaux de son bassin. Né dans les Alpes, le Rhône s'engouffre,
comme la Saône, son grand affluent, dans le vaste couloir d'effondrement
séparant le Massif central du Jura et des Alpes. Le Massif central est le
grand centre de dispersion des eaux sur le territoire français; il
alimente plus ou moins abondamment ses principaux cours d'eau: la Loire
(1 020 km) et la Seine (775 km),
les seuls dont le bassin soit entièrement situé à l'intérieur des
frontières; le Rhône (880 km, dont 522 en France) et la Garonne
(650 km, dont 575 dans l'Hexagone), qui prennent leur source
respectivement en Suisse et en Espagne.
|
|
|
L'abondance des fleuves français dépend du climat et de la nature des
bassins-versants, même si seule une partie des précipitations qu'ils
reçoivent profite aux cours d'eau. C'est dans les montagnes et les régions
tournées vers l'ouest que la quantité d'eau disponible pour l'écoulement
est la plus forte. À l'inverse, le déficit hydrique est un trait des
grands bassins sédimentaires, des fossés d'effondrement et des plaines
méditerranéennes: ainsi le Rhône (1 500 m3/s à Beaucaire), fleuve
alpin, a-t-il un débit deux fois plus important que la Loire en Anjou ou
la Garonne à Bordeaux. Celui de la Seine à Paris
(300 m3/s) n'en représente que le cinquième. |
|
|
Littoral
La France est bordée par près de 3 000 km de côtes présentant des aspects
divers, des reliefs bas et régularisés aux zones rocheuses et découpées
qui cisaillent des terrains plus résistants. |
|
|
De la frontière belge au cap Blanc-Nez
(grossièrement, de Dunkerque à Calais), la côte de la mer du Nord est
basse; seul un cordon de dunes protège les marais de Flandre. En Picardie
et en haute Normandie, le littoral de la Manche est bordé de falaises de
craie (Étretat): on y perçoit encore la marque d'anciennes vallées qui,
comme celle de la Seine, rejoignaient au Quaternaire un grand fleuve
empruntant l'axe de la Manche. En basse Normandie, la présence de roches
plus tendres a permis la formation de falaises déjà plus molles et de
marais. Pittoresque et découpée, la côte du Massif armoricain, du Cotentin
à la pointe de la Bretagne, fait alterner caps de roches dures, récifs
déchiquetés, vallées noyées par la mer et marais abrités (baie du
Mont-Saint-Michel). La rade de Brest est une zone de confluence envahie
par la mer.
|
|
|
Au large de la Bretagne méridionale, de la Vendée
et du Poitou, la côte atlantique est précédée d'une vaste plate-forme
continentale: plusieurs îles (Belle-Île, Noirmoutier, Yeu, Ré, Oléron)
précèdent un littoral rocheux, assez bas, mais creusé de profondes
indentations. De part et d'autre de l'estuaire de la Loire, en Poitou et
jusqu'en Saintonge, soit jusqu'à l'estuaire de la Gironde, plusieurs
golfes bien abrités et récemment colmatés forment des paysages de marais
(Marais breton, Marais poitevin). La plate-forme continentale se réduit
progressivement jusqu'au golfe de Gascogne, où les isobathes se
rapprochent du rivage. Le littoral correspondant, de l'estuaire de la
Gironde aux premiers contreforts pyrénéens, est bas, parfaitement
rectiligne et bordé de hautes dunes isolant un chapelet
d'étangs.
|
|
|
Le long de la façade méditerranéenne,
d'importants contrastes opposent la côte languedocienne, précédée d'une
vaste plate-forme continentale, à la côte provençale, proche des eaux
profondes. La première est basse et en voie de régularisation; de grands
étangs saumâtres y communiquent plus ou moins bien avec le golfe du Lion.
La seconde est montagneuse et accidentée, avec des caps saillants, des
calanques et une succession d'îles. Le delta du Rhône, dont les bras
enserrent les étendues marécageuses de Camargue, fait la jonction entre
ces deux domaines. Les côtes corses, comme celles de Provence, sont
rocheuses et découpées, hormis dans l'est de l'île (plaine
d'Aléria).
|
|
|
Faune et flore
La beauté des paysages français provient pour une grande part de la
qualité de l'environnement végétal, lequel traduit en chaque lieu
l'influence des conditions naturelles et d'une ancienne occupation
humaine.
|
|
|
Dans les zones de plaines et les bas plateaux, la
végétation naturelle, sans l'action anthropique, est presque partout
constituée d'une forêt de feuillus: le chêne, associé au charme, ou le
hêtre, associé au chêne, sont les arbres dominants des forêts conservées.
L'homme a introduit des conifères au XIXe siècle,
notamment le pin maritime (Pinus pinaster) dans les Landes et, par
endroits, des pins noirs d'Autriche et des pins sylvestres; ils ont permis
la mise en valeur d'étendues sableuses incultes. Les reboisements ont
aussi été abondants sur les plateaux du Massif central, où la forêt avait
été précocement détruite par l'homme. Dans les pays placés sous influence
atlantique, où le climat favorise la dégradation des sols, la forêt a cédé
la place à des végétations de substitution comme la lande
bretonne.
|
|
|
La végétation des montagnes est caractérisée par
un étagement qui traduit la modification des données climatiques.
Au-dessus de la chênaie, présente à l'étage collinéen, une forêt mixte de
hêtres et de sapins apparaît dans les Alpes aux étages montagnards, à
partir de 600 m. Viennent ensuite les conifères résistants à la neige
et au vent (pins de montagne). Vers 1 800 m dans les Préalpes et vers 2 200 m dans les Alpes internes, la forêt
atteint une limite au-dessus de laquelle les arbres ne peuvent subsister
qu'à l'état de buissons: on pénètre alors dans le domaine des prairies
dites «alpines», présentes jusqu'à la limite des neiges éternelles (vers
3 000 m), où toute végétation
disparaît. Pour les besoins de l'élevage, les hommes ont donné aux
prairies de l'étage alpin une extension artificielle aux dépens des étages
forestiers. Les limites de ces paliers varient, bien évidemment, d'un
massif à un autre, parfois dans le même massif par le jeu des expositions
(ubacs, versants à l'ombre; adrets, versants au soleil).
|
|
|
La végétation française la plus originale est certainement celle du
domaine méditerranéen. Les plantes, qui ont dû s'adapter à la sécheresse
estivale, présentent des caractères particuliers. Ainsi, l'arbre dominant
des forêts méditerranéennes n'est pas le chêne sessile ou le chêne
pédonculé des forêts océaniques: c'est un chêne à feuilles persistantes,
le chêne vert, suppléé par le chêne-liège sur les terrains siliceux. En
altitude apparaît le chêne pubescent. Des conifères jouent également un
grand rôle: pin d'Alep et pin laricio en Corse. Mais ces forêts, fragiles,
résistent difficilement aux abus du pâturage et aux incendies estivaux.
Peu productives, elles ont souvent cédé la place à des formations
végétales de substitution, tels la garrigue et le maquis. |
|
|
De longs siècles de chasse aux bêtes «nuisibles»
et aux animaux à fourrure ont considérablement appauvri la faune
française. Diverses espèces de grands mammifères ont disparu et d'autres,
comme l'ours et l'isard des Pyrénées, le chamois et le mouflon des Alpes,
se maintiennent difficilement dans les hautes montagnes qui leur servent
de refuge. De la même façon, la richesse des eaux a souffert de l'ère
industrielle: les saumons, par exemple, ont disparu de nos rivières. Ces
évolutions inquiétantes ont suscité la mise sur pied de politiques de
protection et de repeuplement.
|
|
|