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Correspondances

 

LA Nature est un temple o de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L'homme y passe travers des forts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs chos qui de loin se confondent
Dans une tnbreuse et profonde unit,
Vaste comme la nuit et comme la clart,
Les parfums, les couleurs et les sons se rpondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
-Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

 
     
 

À½¾Ç

À½¾ÇÀº ¶§¶§·Î ¹Ù´Ùó·³ ³ª¸¦ »ç·ÎÀâ´Â´Ù!
³ªÀÇ Ã¢¹éÇÑ º°À» ÇâÇÏ¿©
¾È°³ÀÇ ÃµÁ¤ ¾Æ·¡, ±¤¸·ÇÑ ´ë±â ¼ÓÀ»
³ª´Â ÃâÇ×ÇÑ´Ù;

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¹«ÇÑÇÑ ¹Ù´Ù À§¿¡¼­
³ª¸¦ Èçµç´Ù. ±×·¸ÀÝÀ» ¶©, ÀÜÀÜÇÑ ¹Ù´Ù,
³ªÀÇ Àý¸ÁÀÇ °Å´ëÇÑ °Å¿ïÀÌ µÈ´Ù!

 
 

La musique

 

La musique souvent me prend comme une mer!
Vers ma ple toile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste ther,
Je mets la voile;

La poitrine en avant et les poumons gonfls
Comme de la toile,
J'escalade le dos des flots amoncels
Que la nuit me voile;

Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un vaisseau qui souffre;
Le bon vent, la tempte et ses convulsions

Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
De mon dsespoir!

 
     
 

À̹æÀÎ

--ÀÚ³×´Â ´©±¸¸¦ Á¦ÀÏ »ç¶ûÇÏÁö, ¼ö¼ö²²³¢ °°Àº »ç¶÷¾Æ, ¸»ÇغÁ? ³ÊÀÇ ¾Æ¹öÁö³Ä ¾î¸Ó´Ï³Ä ´©ÀÌ³Ä ¾Æ¿ì³Ä?
--³ª´Â ¾ø¾î ¾Æ¹öÁöµµ ¾î¸Ó´Ïµµ ´©À̵µ ¾Æ¿ìµµ.
--³× Ä£±¸µéÀ̳Ä?
--´ç½ÅÀÌ Áö±Ý ÇÑ ±×¸»ÀÇ ¶æÀ» ³ª´Â ¿À´Ã³¯±îÁö ¸ô¶ó.
--³× Á¶±¹À̳Ä?
--³ª´Â ¸ô¶ó ¾î´À À§µµ¿¡ Á¶±¹ÀÌ ÀÖ´ÂÁö.
--¹ÌÀÎÀΰ¡?
--³ª´Â ¹ÌÀÎÀ» ±â²¨ÀÌ »ç¶ûÇҰžß, ¸¸ÀÏ ºÒ»çÀÇ ¿©½ÅÀ̶ó¸é.
--Ȳ±ÝÀ̳Ä?
--³ª´Â Ȳ±ÝÀ» ¹Ì¿öÇØ ¸¶Ä¡ ´ç½ÅÀÌ ½ÅÀ» ¹Ì¿öÇϵíÀÌ.
--±×·¡! ±×·³ ³Í ¹» »ç¶ûÇѴܸ»¾ß, ÀÌ ±«»óÇÑ À̹æÀξÆ?
--³ª´Â ±¸¸§À» »ç¶ûÇØ--Èê·¯°¡´Â ±¸¸§À»--Àú±â--Àú ¾Æ¸§´Ù¿î ±¸¸§À».

 
     
 

 

L'tranger

 

--Qui aimes-tu le mieux, homme nigmatique, dis? ton pre, ta mre, ta soeur, ou ton frre?
--Je n'ai ni pre, ni mre, ni soeur, ni frre.
--Tes amis?
--Vous vous servez l d'une parole dont le sens m'est rest jusqu' ce jour inconnu.
--Ta patrie?
--J'ignore sous quelle latitude elle est situe.
--La beaut?
--Je l'aimerais volontiers, desse et immortelle.
--L'or?
--Je le hais comme vous haissez Dieu.
--Eh! qu'aimes-tu donc, extraodinaire tranger?
--J'aime les nuages...les nuages qui passent... lbas...les merveilleux nuages!.

 

 
   
 

ÃëÇϽÿÀ

Ç×»ó ÃëÇØ ÀÖ¾î¾ß ÇÑ´Ù. ÇÙ½ÉÀº ¹Ù·Î °Å±â¿¡ ÀÖ´Ù. À̰ÍÀ̾߸»·Î ±×´ëÀÇ ¾î±ú¸¦ Áþ´©¸£°í ±×´ëÀÇ Ç㸮¸¦ ¶¥À¸·Î ±ÁÈ÷°Ô ÇÏ´Â ¹«¼­¿î ½Ã°£ÀÇ Áß¾ÐÀ» ´À³¢Áö ¾Ê°Ô ÇÏ´Â À¯ÀÏÇÑ °úÁ¦ÀÌ´Ù. ½¬Áö ¾Ê°í ÃëÇØ¾ß ÇÑ´Ù.
¹«¾ùÀ¸·Î³Ä°í? ¼ú, ½Ã, ȤÀº µµ´ö, ´ç½ÅÀÇ ÃëÇâ¿¡ µû¶ó. ÇÏ¿©°£ ÃëÇ϶ó.
±×¸®ÇÏ¿© ´ç½ÅÀÌ ¶§·Î °í±ÃÀÇ °è´ÜÀ̳ª µµ¶ûÀÇ Çª¸¥ Àܵð À§¿¡¼­ ¶Ç´Â ´ç½Å ¹æÀÇ »è¸·ÇÑ °íµ¶ ¼Ó¿¡¼­ Ãë±â°¡ ÀÌ¹Ì ÁÙ¾úµç°¡ ¾ÆÁÖ °¡¹ö¸° »óÅ¿¡¼­ ±ú¾î³­´Ù¸é ¹°À¸½Ã¿À. ¹Ù¶÷¿¡°Ô, ¹°°á¿¡°Ô, º°¿¡°Ô, »õ¿¡°Ô, º®½Ã°è¿¡¼¼, ´Þ¾Æ³ª´Â ¸ðµç °Í, ź½ÄÇÏ´Â ¸ðµç °Í, ±¸¸£´Â ¸ðµç °Í, ³ë·¡ÇÏ´Â ¸ðµç °Í, ¸»ÇÏ´Â ¸ðµç °Í¿¡ ¹°À¸½Ã¿À. Áö±Ý ¸î ½Ã³Ä°í. ±×·¯¸é ¹Ù¶÷Àº, º°Àº, »õ´Â, º®½Ã°è´Â ´ë´äÇϸ®´Ù. "Áö±ÝÀº ÃëÇÒ ½Ã°£ÀÌ´Ù! ´ç½ÅÀÌ ½Ã°£ÀÇ Çдë¹Þ´Â ³ë¿¹°¡ µÇÁö ¾ÊÀ¸·Á¸é ÃëÇϽÿÀ. ½¬Áö ¾Ê°í ÃëÇϽÿÀ! ¼ú·Î, ½Ã·Î, ¶Ç´Â µµ´öÀ¸·Î, ´ç½ÅÀÇ ÃëÇâ¿¡ µû¶ó."

 
   
 

Enivrez-vous

Il faut etre toujours ivre. Toue est la : c'est lunique question pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos epaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans treve.
Mais de quoi? De vin, de poesie ou de vertu, a votre guise. Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fosse, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous reveillez, a la vague, a l'etoile, a l'oiseau, a l'horloge, a tout ce qui fuit, a tout ce qui gemit, a tout ce qui roule, a tout ce qui chante, a tout ce qui parle, demandez quelle heure il est; et le vent, la vague, l'etoile, l'oiseau, l'horloge, vous repondront : "Il est l'heure de s'enivrer! Pour n'etre pas les esclaves martyrises de Temps, enivrez-vous; enivrez-vous sans cesse! De vin, de poesie ou de vertu, a votre guise."

 
   
  º¸µé·¹¸£ÆíÀ» ÂüÁ¶ÇϽʽÿÀ  
   
 

 

 
   
     
   
 

 

 
   
     
   
 

 

 
   
     
     
   
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